Pour l’instant, elle est méconnue ou bien elle fait peur.
Elle ne fait pas peur parce qu’elle est inefficace.
Dans 80% des médiations, les médiés repartent avec un accord. C’est plus que les 75% de chances de gagner aux Prud’hommes pour un salarié (pensez‑y avant de vous lancer dans 2 ans de procédure).
Oui, elle fait peur parce qu’elle est puissante.
En médiation, pas besoin que l’autre perde pour pouvoir gagner.
C’est un outil puissant parce qu’elle remet en jeu des postures, des certitudes, des conforts.
Et comme tout outil vraiment transformateur, elle sera d’abord combattue, puis imitée, puis intégrée.
Alors oui, la médiation fera son chemin.
En 2023, le médiateur des entreprises a traité 4300 demandes de médiation, contre 3677 l’année précédente.
Et depuis la crise sanitaire, les demandes ont plus que doublé.
Mais elle devra d’abord sortir des cases “social”, “psy”, “périphérique”.
Elle devra imposer sa place dans les enjeux de gouvernance. La question, c’est : qui osera la prendre au sérieux avant que ce soit à la mode ?
Article publié en mai 2025 sur Linkedin par Aude Sarda.